Verdon, Pyrénées, Espagne : deux grimpeurs, une voiture, une tente de toit et quelques milliers de kilomètres pour voir ce qu’elle a vraiment dans le ventre.
Une tente de toit, sur le papier, c’est séduisant. On imagine la liberté, les réveils face aux montagnes et la possibilité de dormir n’importe où. Mais entre la promesse et la réalité, il y a parfois un monde. Alors, plutôt que de vous expliquer pourquoi la TentBox est géniale, on a choisi de la prendre sur la route cet été. Pendant 11 jours en août dernier, Kéo et son pote Maéo l’ont embarquée pour un road-trip entre les Gorges du Verdon, les Pyrénées et l’Espagne. Escalade, longues journées dehors, changements de spots, nuits sur des parkings et quelques nuits plus confortables : l’occasion de voir ce que vaut réellement cette tente de toit lorsqu’elle devient notre chambre !
Premier constat : l’installation demande un petit coup de main
Une fois la TentBox installée sur la voiture, son utilisation, jour après jour, est plutôt simple. Mais il faut distinguer l’installation initiale, qui demande un peu de temps et, idéalement, deux personnes, de l’ouverture chaque soir. La première fois, on tâtonne un peu, on regarde comment ça fonctionne, comment positionner les différents éléments, comment utiliser les attaches. On hésite aussi un peu avec les sardines, notamment parce qu’on n’a pas envie de tirer comme des brutes et de casser quelque chose. Puis on comprend. Et dès la deuxième installation, tout va beaucoup plus vite.
« La deuxième fois, en deux minutes, c’était fait. » C’est finalement ce qu’on attend d’une tente de toit : une fois montée sur la voiture, ne pas avoir à relire le mode d’emploi à chaque étape.
Le vrai test : après une journée d’escalade
C’est là qu’on a vraiment voulu la tester. Parce qu’installer une tente à 15 h, quand on est frais comme un gardon, et qu’on a tout son temps, ce n’est pas vraiment un test. La monter après une journée entière à grimper, avec les bras fatigués, les chaussons dans le coffre et une grosse envie de manger, c’est déjà plus parlant.Et sur ce point, la TentBox tient bien sa promesse. On trouve un endroit où stationner, on ouvre, on déplie l’échelle et le couchage est prêt. Pas besoin de sortir une tente du coffre. Pas d’arceaux à assembler, pas de matelas à gonfler. Le campement se fait en quelques minutes.
Le matelas : trop confortable.
Autre point que l’on découvre rapidement : le couchage. Le matelas est relativement fin, mais reste hyper confortable. Après plusieurs journées de grimpe et beaucoup de kilomètres parcourus, on a surtout apprécié pouvoir se coucher sans avoir à installer quoi que ce soit. Évidemment, le confort reste subjectif et dépend des habitudes de chacun. Mais après plusieurs nuits, aucune envie particulière de retrouver un matelas gonflable au sol. Et surtout, dormir en hauteur change vraiment l’expérience. On n’a pas cette sensation de dormir directement sur le parking ou sur la terre. On est installé dans une petite chambre surélevée, avec une vraie séparation avec le sol.
Et quand il y a du vent ?
On a eu droit à une nuit bien venteuse. Et c’est là qu’un petit détail nous a été utile : créer un espace supplémentaire autour de la voiture avec un auvent, Ce n’est pas indispensable, mais c’est pratique pour se protéger un peu du vent et pour organiser l’espace sous la tente. La marque annonce par ailleurs une résistance au vent pouvant atteindre 50 mph, soit environ 80 km/h, selon les modèles. Comme toujours avec du matériel outdoor, ces chiffres ne dispensent évidemment pas de consulter la météo et d’adapter son bivouac aux conditions.
Le problème que l’on n’avait pas anticipé : les curieux !
Une tente de toit, ça attire l’attention. Beaucoup. Sur plusieurs parkings, des personnes sont venues nous demander comment elle fonctionnait, comment elle s’ouvrait, si elle était confortable ou encore si elle restait installée pendant qu’on roulait. Au bout de quelques jours, on avait presque l’impression de tenir une permanence de TentBox. Mais c’est aussi un bon test : devoir expliquer le produit à d’autres personnes oblige à mettre des mots simples sur ce qu’on vient d’utiliser. Et le principe est finalement très facile à comprendre : la chambre reste sur le toit, prête à être ouverte dès qu’on s’arrête.
Trouver un spot pour dormir : beaucoup plus simple
Nous avons utilisé Park4night pour trouver des endroits où passer la nuit. Là encore, la tente de toit change un peu la donne. On ne cherche pas forcément un emplacement suffisamment grand pour installer un bivouac complet. Il faut surtout pouvoir stationner correctement, dans un endroit où le bivouac est autorisé. Ça élargit les possibilités ! Mais attention : une tente de toit ne donne évidemment pas le droit de dormir n’importe où. Les réglementations locales et les interdictions de camping ou de bivouac demeurent applicables.
Le point à surveiller : le poids
C’est probablement le sujet à examiner avant même de choisir son modèle. La gamme actuelle de TentBox comprend cinq modèles : GO, Lite, Lite XL, Classic et Cargo, avec des poids compris entre 33 et 72 kg. À cela s'ajoutent les barres de toit. Impossible donc de simplement acheter une tente et de la poser sur sa voiture. Il faut vérifier la charge dynamique maximale autorisée par le constructeur du véhicule et s’assurer que les barres sont compatibles. La marque propose un outil pour vérifier la compatibilité avec le véhicule. C’est une étape à ne surtout pas zapper.
Le matin : le vrai avantage
C’est peut-être au réveil que l’on a le plus apprécié le concept. Parce qu’une tente classique, même rapide à démonter, demande toujours quelques minutes de manipulation. Et si elle est humide, il faut ensuite gérer son stockage. Avec la TentBox, on replie. C’est tout. On range nos affaires dans le coffre, on remet les cordes et les chaussons à leur place et on repart. Pour un road-trip où l’on change régulièrement de secteur, ce gain de temps finit par compter.
5 modèles, 5 philosophies
Nous n’avons évidemment pas testé les 5 modèles pendant ce road-trip, mais la gamme permet de comprendre les différents usages.
La GO, avec ses 33 kg, privilégie la légèreté.
La Lite, à 50 kg, cherche un équilibre entre poids et confort.
La Lite XL, 62 kg, offre davantage d’espace de couchage, c’est celle là qu’on a testé.
La Classic, 67 kg, mise notamment sur une ouverture rapide.
Et la Cargo, 72 kg, est le modèle le plus haut de gamme, avec sa coque en aluminium et son système d’ouverture automatique.
Le choix dépend donc surtout de 3 facteurs : votre voiture, le nombre de voyageurs et votre mode de voyage.
Alors, après 11 ours, notre verdict ?
Ce test nous a surtout permis de constater que l’intérêt d’une tente de toit ne réside pas uniquement dans le fait de dormir en hauteur. C’est la facilité de dormir n’importe où ou presque ! Et la simplicité du système qui fait la différence. Pour deux grimpeurs qui veulent enchaîner les secteurs, rouler beaucoup, dormir près des falaises et ne pas transformer chaque soirée en une opération logistique, le concept fonctionne particulièrement bien. Il faut évidemment accepter quelques contraintes : le poids sur le toit, la nécessité d’avoir des barres adaptées, l’absence d’espace de vie intérieur et la question du stationnement autorisé. Mais une fois ces paramètres intégrés, la TentBox remplit plutôt bien son rôle.
On arrive, on ouvre, on dort. Le matin, on replie, et on repart.
Pour notre road-trip, c’était EXACTEMENT ce qu’on lui demandait !
TENTBOX : LES POINTS CLÉS À RETENIR
+ Installation rapide
+ Couchage confortable
+ Idéal pour multiplier les étapes
+ Plusieurs modèles selon les usages
– Poids à prendre en compte selon le véhicule
– Nécessite des barres de toit adaptées
– Ne dispense pas de respecter les règles de bivouac et de stationnement
