Du Verdon aux Pyrénées, puis jusqu’en Espagne, on avait imaginé un road-trip placé sous le signe de l’escalade. Des grandes voies, des spots mythiques, beaucoup de kilomètres et une TentBox sur le toit pour transformer notre voiture en camp de base. Au départ, on avait quelques projets en tête. Pour le reste, on allait surtout voir où la route nous mènerait.
Il y a les voyages qu'on planifie dans les moindres détails, avec les étapes, les horaires et les réservations déjà bien calés. Et puis il y a ceux qu’on décide au dernier moment : quelques affaires dans la voiture, le matos d’escalade dans le coffre, une tente sur le toit et l’idée de partir. Du 15 au 26 août, on a choisi cette deuxième option ! Notre idée était hyper simple : traverser une partie du sud de la France, grimper dès que possible, dormir au plus près des spots et pousser jusqu’en Espagne. Une dizaine de jours avec les Gorges du Verdon comme première étape, les Pyrénées comme deuxième spot de grimpe et quelques idées de grandes voies en tête.
Premier arrêt : les Gorges du Verdon
Le 15 août, la première journée est surtout consacrée à la route. Direction les Gorges du Verdon, avec une première nuit prévue du côté de Gréoux-les-Bains. On arrive un peu tard pour chercher notre emplacement et installer la tente. C’est aussi notre première vraie nuit avec la TentBox, donc forcément, on découvre un peu le fonctionnement. On s'adapte, on prend le temps.
Pour trouver où poser la voiture, finalement, ce n’est pas si compliqué. On utilise notamment des applications comme Park4night et, quand on peut, on demande directement aux habitants du coin. On n’a jamais vraiment rencontré de difficulté. Les emplacements ne sont pas toujours parfaits, mais c’est aussi ça, le principe du road-trip : on fait avec ce qu’on trouve. Pour cette première installation, il y a quand même un petit moment d’hésitation. Les sardines ? On n’ose pas trop tirer dessus, de peur de les casser et de tirer sur la tente. Quelques minutes de tâtonnement plus tard, la tente est finalement montée. On est assez fiers d'y etre arrivé assez rapidement. Et surtout, tellement bonne surprise : le confort du matelas. Il est plutôt fin, mais confortable pour vraiment récupérer après les kilomètres. On dort vraiment bien. Le lendemain matin, direction le col d’Ayen. Cette fois, plus question de rouler : on grimpe.
Une journée entière sur le caillou
Le secteur nous réserve une belle journée de grimpe. Les voies s’enchaînent et certaines donnent un peu plus de fil à retordre que prévu. Je me souviens notamment de Rapala, 7b, qui m’aura donné quelques sueurs froides. On passe la journée au pied des falaises avant de retrouver la voiture en fin de journée.
Et là, deuxième installation de la TentBox. Changement radical par rapport à la veille. "La deuxième fois, en deux minutes c’est fait !" Le fonctionnement devient vite intuitif. On commence à prendre le coup de main et, à peine la tente dépliée, un autre rituel apparaît : répondre aux questions des curieux. Parce qu’une tente de toit attire les regards. Beaucoup de regards. Sur les parkings, les gens viennent voir, demandent comment ça s’ouvre, comment ça se ferme, comment on dort dedans. On finit presque par avoir l’impression de faire une petite démonstration à chaque fois qu’on s’installe.
Pour nous partis chercher un peu de liberté, la TentBox est presque un sujet de conversation à elle seule !!
Une nuit avec des Italiens et un peu de vent
Le 17 août, on se pose sur un parking où l’on fait la rencontre d’un couple d’Italiens, eux aussi en road-trip. On se retrouvent autour d’une partie de cartes qui s’éternise jusque tard dans la soirée. C’est le genre de rencontre improbable qui n’aurait jamais eu lieu dans un hôtel. Cette nuit-là, le vent souffle fort, et c’est justement là qu’un détail de la tente prend tout son sens. Un auvent tunnel permet de créer un petit abri supplémentaire, très pratique pour se protéger un peu du vent et aménager l’espace autour de la voiture.
Grimper au-dessus du Verdon
Le lendemain, changement de décor. Direction le secteur de l’Arête du Belvédère pour une grande voie : La Voie des Dalles. Cette fois, ce n’est pas seulement la grimpe qui nous marque. C’est le décor. Grimper au-dessus du Verdon, avec les gorges en contrebas et cette sensation d’être suspendu au-dessus du paysage, donne une toute autre dimension à la journée. L’atmosphère est tout simplement folle. Après une journée pareille, il ne reste plus beaucoup d’énergie pour chercher le bivouac parfait. On prend donc la direction du lac de Sainte-Croix.
Sauf qu’ici, les choses se compliquent un peu. La plupart des parkings interdisent le camping-car ou le bivouac. On finit donc par s’installer sur un grand parking. Pas franchement le spot de rêve. Mais après une grosse journée d’escalade, le luxe consiste surtout à pouvoir ouvrir la tente, se glisser dans son duvet et dormir.
Encore de l’escalade. Évidemment.
Le lendemain ? De l’escalade. Parce qu’après tout, on était partis pour ça. La journée commence cependant par une marche d’approche qui ne se passe pas exactement comme prévu. On se perd et on passe une bonne partie de notre temps à chercher notre chemin. Résultat : beaucoup de marche, beaucoup moins de grimpe que prévu. C’est aussi ça, un road-trip d’escalade. Il y a les journées parfaites, les grandes voies, les paysages incroyables… et celles où l’on passe davantage de temps à chercher le départ d’une voie qu’à la grimper.
CAP SUR LES PYRÉNÉES ET L’ESPAGNE
Le 20 août, on reprend la route direction l’Espagne.
Dans nos têtes, les projets ne manquent pas : la traversée de l’arête du Grand Bachimale, plusieurs spots d’escalade à découvrir et encore quelques jours pour profiter de la montagne. Mais les road-trips ont parfois leur propre scénario. Un problème survient dès le premier soir et met malheureusement fin au voyage plus tôt que prévu. Pas de Grand Bachimale cette fois-ci. Pas de nouveaux spots espagnols à cocher. Mais après plus d’une semaine sur les routes, entre les falaises du Verdon, les nuits improvisées, les rencontres de parking, les kilomètres et les journées de grimpe, le voyage aura tout de même tenu sa promesse. Partir avec peu de certitudes et laisser la route décider d’une partie de l’aventure.
UNE TENTE, UN COFFRE ET UNE VRAIE SENSATION DE LIBERTÉ
Au fil des jours, la TentBox s’est finalement faite assez discrète. Pas besoin de réfléchir longtemps à l’endroit où dormir : il suffit de trouver un emplacement où stationner, de sortir la housse, de déplier la tente et de monter l’échelle.
Pour ce modèle, l’installation prend environ cinq minutes : on retire la housse, on tire sur l’échelle et la tente est prête. Et c’est peut-être là que réside son intérêt pour un voyage comme le nôtre : ne pas avoir besoin de transformer chaque étape en opération logistique.
Après une journée de grimpe, il reste surtout à manger, discuter, regarder le paysage et dormir. Le lendemain, on replie, on remet les cordes et les chaussons dans le coffre, et on repart. Vers le prochain spot.
TENTBOX, C’EST QUOI ?
Fondée en 2017 au Royaume-Uni par deux amis passionnés de van life et d’aventure outdoor, TentBox s’est spécialisée dans les tentes de toit rigides. La marque propose aujourd’hui plusieurs modèles, parmi lesquels les GO, Lite 2.0, Lite XL, Classic 2.0 et Cargo 2.0.
Son positionnement repose sur des tentes conçues pour être installées sur le toit d’un véhicule et permettre de transformer rapidement celui-ci en véritable camp de base itinérant.
La marque fonctionne principalement en vente directe et dispose d’un service client basé à Bristol.
Pour des voyageurs qui veulent multiplier les étapes sans installer un campement complet à chaque arrêt, le principe est simple : la voiture devient le camp de base, et la tente suit le mouvement.



