Depuis début 2026 , Thomas Siot porte les couleurs d’AZR. Une suite logique pour ce Toulousain qui courait déjà avec les lunettes de la marque bien avant d’en devenir ambassadeur. Coureur d’ultra-endurance, créateur de contenu et électron libre du trail, il cultive un ton décalé qui casse les codes d’un sport parfois trop sérieux. Rencontre.
Tu viens de Toulouse… Comment tout a commencé ?
À la base, rien à voir avec le trail. Je faisais de la muscu… après une rupture amoureuse. Le classique : devenir une meilleure version de moi-même. Mais très vite ça m’a saoulé. J’adorais la rando. Un jour je tombe sur une vidéo de Mathieu Blanchard en train de manger du Nutella avant une course. Je me suis dit : attends, ça a l’air sympa ce sport… peut-être que moi aussi je peux faire ça. Je me suis mis à marcher en montagne. En montée j’étais un peu lent… et puis j’ai commencé à courir dans les descentes. Et là ça a été une révélation. En descente tu voles. J’ai cette capacité à débrancher le cerveau et à lâcher les freins. C’est trop stylé. Ça fait deux ans que je cours vraiment.
Ultra-endurance et humour : contradiction ?
Pas du tout. Pour moi c’est l’équilibre. L’ultra, c’est sérieux dans la préparation. Mais franchement, courir 100 km dans la montagne… c’est quand même un truc de barjo. À un moment il faut prendre du recul et en rire. Moi je ne viens pas du sport. Je viens de l’art : musique, vidéo, arts plastiques. J’ai une licence d’arts plastiques. Et pendant les entraînements j’avais un peu laissé ce côté créatif. Alors j’ai commencé à documenter ma préparation en vidéo, dans un format fun. L’idée c’était de désacraliser un sport qui, parfois, se prend un peu trop au sérieux. Je respecte énormément les athlètes, surtout les pros qui vivent de leur sport. Mais chez les amateurs… parfois tu te demandes : mais pourquoi on est aussi sérieux ? On fait un truc quand même assez absurde. Autant en rire !
100 Andorra by UTMB, CCC by UTMB… tu n’as pas peur de brûler les étapes ?
Non, franchement, j’essaie de ne pas bruler les étapes justement. Ma première course faisait 20 km. Puis 30, 40… avec du dénivelé. Après je suis passé à 70 km, mon premier vrai trail long. Et là j’ai pris une cartouche. Je me suis mal alimenté, j’étais mal couvert, déshydraté… toutes les erreurs possibles. Franchement j’ai pris cher. Mais je l’ai fini. En 14 heures. Sur l’ultra, la vraie différence c’est le volume d’entraînement. Depuis août, j’ai même démissionné pour pouvoir me consacrer aux courses et à la création de contenu.
Tes projets ?
En vrai je n’ai pas tout planifié. Ce que j’aime avant tout, c’est la création. Pure et dure. Avant d’être sportif je suis un artiste, et je pense que c’est ça qui restera. Le sport est une façon de s’exprimer. L’art en est une autre. Je vais développer YouTube, continuer la musique aussi, developper d’autres formats, j’ai plein d’envies ! Sportivement, j’ai deux objectifs, faire la Diagonale des Fous un jour, et bientôt boucler un 100 miles. Le prochain gros défi sera à Madère : 110 km pour 7200 m de D+, le 25 avril. Mais je ne veux pas brûler les étapes. Je me sens plus proche d’un Clément qui court pour le plaisir, dans l’approche, que d’un Mathieu Blanchard ultra structuré. Et je sais que je suis un peu clivant… parce qu’il y a beaucoup de darons dans ce sport !
Focus – AZR “Escape Race Rx” & “Flash Rx”
ESCAPE RACE RX
Pensée pour les terrains exigeants, la Escape Race Rx mise sur l’adaptabilité. Coques latérales amovibles, écrans interchangeables et maintien précis permettent d’ajuster la protection selon les conditions. Les appuis antiglisse assurent un confort durable, même sur les sorties longues.
FLASH RX
Plus minimaliste, la Flash Rx privilégie la légèreté et la fluidité. Sa monture épurée et son écran cylindrique élargissent le champ de vision tout en restant discrets. Traitement hydrophobe et ligne dynamique en font un modèle polyvalent, aussi à l’aise en trail qu’en vélo.
Tu portais déjà AZR avant d’être ambassadeur ?
Oui, ma toute première paire je l’ai achetée dans un magasin de vélo. J’aimais bien les verres transparents chromatiques : on voit tes yeux, ça fait presque des lunettes de boulot. C’est un style que j’adore. Et surtout elles sont hyper confortables. Le nez tient bien, ça ne bouge pas. Pendant longtemps je courais sans lunettes… et quand j’ai recommencé à en porter j’ai compris la différence. En trail, ça repose les yeux. Sur les longues sorties ça change vraiment le confort. Quand le partenariat est arrivé en janvier 2026, c’était logique !
Les Race Rx, tu les utilises comment ?
Plutôt à vélo. Elles sont très orientées performance : maintien précis, écrans interchangeables. Quand la fatigue arrive, c’est important que les lunettes restent parfaitement en place. En ultra, la vision est stratégique. Bien lire le terrain, ça économise de l’énergie.
Et la Flash ?
La Flash je l’utilise beaucoup en trail. Elle est super légère et le champ de vision est très large. Ce que j’aime surtout c’est la clarté optique et l’adaptation à la lumière. Je cours souvent avec les verres verts transparents chromatiques. En plein soleil c’est parfait, et ça reste confortable quand la lumière change.
La “vision magnétique”, ça change quoi ?
Le système aimanté permet de changer les écrans très vite. Si tu passes d’une forêt sombre à un gros soleil, tu peux adapter les verres en quelques secondes. Ça tient bien, c’est simple, intuitif. En course comme à l’entraînement, c’est vraiment pratique.
Une nouvelle génération du trail
Profil hybride et assumé, Thomas Siot incarne une génération qui ne cloisonne plus les pratiques. Ultra-trail, vidéo, humour et création coexistent naturellement. En quelques mois, il a pris le départ de courses mythiques comme le 100 Andorra by UTMB ou la CCC by UTMB, tout en fédérant plus de 120 000 abonnés autour d’un ton décalé. Sa signature : démystifier l’ultra sans en banaliser l’engagement. Un positionnement qui résonne avec celui d’AZR, marque française indépendante qui mise sur des lunettes techniques, accessibles et pensées pour le trail moderne — de l’élite au passionné des sports.