Publié le 15 mars 2021
RIDING TO EXPLORE

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Sur les plus hauts lacs du monde

Carnet de Voyage, KiteSurf

La plupart du temps, qui dit Kitesurf, dit mer turquoise, palmiers et soleil au zénith… Armelle Courtois et Martin Thomas, eux, ont décidé d’amener le kite au delà des montagnes, dans un décor tout autre, pour un exploit sportif d’abord, mais aussi pour sensibiliser à une cause 

environnementale qui leur est chère : les conséquences de la fonte des glaciers. Les deux athlètes se sont fixé le défi de kiter les plus hauts lacs du monde en partant pour une expédition sans précédent, à parcourir les chaînes de montagnes les plus emblématiques de la planète. 

Du kitesurf à l’extrême

C’est un fait, les lacs de montagne ne sont, d’emblée, pas les étendues d’eau plébiscitées par les kitesurfeurs.

En cause notamment, une difficulté d’approche et des conditions de vents extrêmes sur la plupart des lieux qui finissent par « refroidir » quiconque voudrait s’y attaquer.

 

Un défi qui a d’autant plus attisé la volonté d’Armelle et Martin, celui de s’attaquer à des spots encaissés, à moitié gelés, où même, de temps en temps, quelques icebergs peuvent être aperçus ! Bref, du sport extrême, du vrai.

Des conditions difficiles qu’il faudra braver sur 3 étapes clés dans le parcours : les Alpes, les Andes et l’Himalaya.

 

Des destinations de choix, spectaculaires, légendaires, où les sommets tutoient le ciel. Des destinations qui font de cette aventure, une première mondiale, mais aussi et surtout un exploit sportif hors du commun.

Un duo d’athlètes passionnés

L’idée de ce voyage est née de la rencontre entre deux sportifs de l’extrême, l’une en kitesurf, l’autre en canoë. Un mariage d’athlètes, qui se sont unis pour le meilleur, et surtout par amour de la montagne. Ils se sont connus par l’intermédiaire du kite, forcément ! Ils ridaient sur les mêmes spots et les nombreuses affinités ont fait le reste. Aujourd’hui basés à Pau, ils parcourent les côtes, et maintenant les sommets, à la recherche d’endroits pour kiter et assouvir leur passion. 

Mais en haute-altitude, la passion, quelle qu’elle soit, ne remplacera jamais un corps bien préparé et capable de faire face à un environnement hostile. Tous deux sportifs de haut-niveau, Armelle et Martin avaient déjà une condition physique propice à des expéditions de ce genre. La session dans les Alpes, dont les altitudes étaient moins élevées, a donc été effectuée sans trop de problèmes. Il en va autrement pour les Andes et l’Himalaya. En effet, les altitudes bien plus hautes  de ces montagnes peuvent entrainer ce que l’on appelle l’Hypoxie ( = lorsque la quantité d’oxygène apportée aux organes et aux muscles par le sang est insuffisante ). D’où la nécessité d’une préparation physique accrue en vue de ce challenge. En ce sens, des tests à l’effort sont réalisés avec des services spécialisés afin de s’ assurer que les sportifs soient suffisamment entraînés. Puis, s’ensuit une phase d’acclimatation plus ou moins longue en altitude, d’abord dans les Alpes pour se préparer au voyage dans les Andes, qui ensuite servira à s’acclimater aux très hautes-altitudes de l’Himalaya.

Des destinations de choix, spectaculaires, légendaires, où les sommets tutoient le ciel.

Armelle Courtois - KITE SPEED

Elle débute le kite en 2008. Fascinée par son côté aérien et sa vitesse de glisse, elle est séduite par le fait d’être propulsée par la seule force des éléments. En 2017, à la recherche de challenges et sous l’impulsion de Sylvain Hoceini, quadruple vice-champion du monde de kitespeed, Armelle se lance un nouveau défi : les championnats du monde de vitesse. Elle en repart avec un titre de vice-championne du monde et une motivation décuplée. Tout en continuant les épreuves de vitesse, elle se tourne peu à peu vers le speed-crossing pour courir l’Engie kite Tour 2019, circuit coupe de France de la discipline, avec une 2ème place à la clé.

Cette discipline se rapproche du format de course sélectionné pour l’entrée du kitesurf aux Jeux Olympiques de Paris 2024.

"J’ai pu me rendre compte avec émotion des menaces qui pesaient déjà sur les massifs et j’ai eu envie d’agir à mon échelle. De là est né mon souhait de m’engager dans un projet permettant à la fois d’amener mon sport sur des terrains inconnus tout en le mettant au service de l’environnement."

Palmarès

Vice-championne du monde 

Médaillée en championnat Nord-Américain

Vice-championne de France

Un mariage d’athlètes, qui se sont unis pour le meilleur, et surtout par amour de la montagne.

Martin Thomas - Canoë Slalom

Originaire de Charente, il commence le canoë à l’âge de 12 ans. Très vite, il obtient un titre de Champion de France cadet. La progression est rapide. Après plusieurs médailles en U23, c’est en 2015 qu’il franchit véritablement un cap au niveau international avec une 1ère finale en championnats du monde. Deux ans après, 2017 sera une année spéciale car celle de son 1er titre de champion de France Elite, d‘une 1ère médaille en coupe du monde et d‘une médaille de bronze par équipe aux championnats du monde. Début 2019, Martin décide de suspendre son activité de kinésithérapeute pour devenir athlète professionnel et mettre ainsi toutes les chances de son côté pour les JO 2020.

Cette année-là, il décroche un nouveau titre de Champion de France Elite et, quelques semaines plus tard, le titre de vice-champion d’Europe en individuel et par équipe. Il se sélectionne ensuite pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 devant le champion Olympique en titre et le champion du Monde en titre.

"Amoureux de la nature, je suis quotidiennement à son contact et donc aux 1ères loges pour constater de nombreux problèmes écologiques liés à l’eau, sa pollution et la perturbation de son cycle. L’envie d’agir concrètement s’est vite fait ressentir et j‘ai commencé à réfléchir à la façon la plus efficace d‘associer sport et message environnemental."

Palmarès

Sélectionné pour les JO de Tokyo 2020 en 2021

Vice-champion d’Europe x2

Médaillé de bronze en Championnat du Monde

Médaillé de bronze en Coupe du Monde

Champion de France Elite x2

La protection de l’environnement en ligne de mire

Au delà du défi sportif, c’est bien un questionnement sur l’avenir de nos montagnes qui est posé. Les lacs glaciaires sont les premiers témoins, en haute altitude, du réchauffement climatique. Ils marquent une évolution constante au fil des ans en fonction de la vitesse de fonte et du recul des glaciers. Par ricochet, ce sont de nombreux écosystèmes qui sont directement menacés et susceptibles de disparaître. 

Afin d’appuyer leur projet et d’en affiner l’impact, Armelle et Martin ont collaboré avec l’association Eau, Neige et Glace. Cette dernière milite activement pour la protection des ressources en eau, au travers notamment d’actions de sensibilisation ou de financement de recherches portant sur le cycle de l’eau. Jean-Baptiste Bosson a été leur principale source. Ce glaciologue effectue actuellement des recherches sur les lacs d’altitude et leur évolution. C’est l’appui scientifique indispensable à la faisabilité du projet et surtout à sa réalisation dans un environnement de montagne en profonde mutation. 

Encourager de manière positive une prise de conscience avec des images à couper le souffle

Cet engagement transparait également au travers de la démarche responsable de l’équipe. Ils se sont imposé une ligne de conduite stricte afin de correspondre au mieux à leurs valeurs et à celles du projet. Déplacement en montagne à pied, matériel utilisé éco-responsable, ramassage des déchets et collaboration avec des partenaires engagés constituent les bases de cette expédition en milieu extrême. 

L’objectif de cette implication environnementale est avant tout d’encourager de manière positive une prise de conscience avec des images à couper le souffle de cette nature qu’il nous faut préserver. Le duo espère toucher un maximum de monde, des pratiquants aux amoureux de montagnes, en passant par la future génération et les acteurs de demain.

Dans les Alpes, l’expédition a été réalisée en juin et juillet 2020, foulant les sentiers jusqu’aux sommets et surtout jusqu’aux lacs en altitude, dont certains se sont formés très récemment comme le Lac du Grand Méan en Savoie, qui, étant apparu dans le début des années 2000, n’est même pas encore répertorié sur les cartes IGN ! Une modification de l’environnement montagnard dont il est urgent de se préoccuper et qu’Armelle et Martin nous font découvrir au travers de leur épopée unique en son genre. 

 

OLIVIA BERGAMASCHI

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