De retour depuis 22 jours sur les skis, entre deux sorties et une dizaine d'interviews, on retrouve Mathéo au siège de Simond à Chamonix. Le temps d'échanger sur sa traversée, son rapport à la performance, à l'entraide et à l'amitié dans une expédition de cette envergure.
Pour rappel : le 26 mars dernier, Mathéo arrive à Nice après 20 jours d'effort, 86 000 mètres de dénivelé, 2 200 km parcourus à ski et à vélo, 234 heures en activité et une moyenne de 6 heures de sommeil par nuit. Des chiffres XXL, qui font la vie d'un sportif dit "normal". Mathéo les connaît, mais ils ne sont pas vraiment ce qui compte pour lui. Ce qu'il retient, c'est les paysages, la montagne, le fait d'être dehors le plus longtemps possible, là où il trouve sa place.
Une de mes motivations était de connaître les Alpes, de voir sa diversité, sa géographie et d'enrichir mon métier de guide.
D’ailleurs, quelques jours après notre entretien, Mathéo s’est élancé avec William Boffelli pour établir un nouveau temps référence sur la voie Chamonix-Zermatt. En 13h27min, le duo réalise un record, en battant l’ancien de plus d’1h27min ! Comme nous l’a dit Mathéo, il est prêt depuis très longtemps à ce genre de performance, c’est un travail d’une vie entière. Il nous a d’ailleurs confié ne s’être jamais autant entrainé depuis qu’il a arrêté sa carrière en compétition.
Je retiens tout. Je retiens les paysages qui défilaient au fil des journées. Je retiens la diversité de ce que j'ai rencontré. Je n'ai ressenti une seule fois de lassitude !
Une conversation à retrouver en intégralité ci-dessous.