Glissé dans sa poche depuis l'enfance en Haute-Savoie, il est devenu au fil des sauts et des expatriations un repère, et une force symbolique. Pour lui, la sécurité ne tient pas vraiment à l'accumulation d'outils sophistiqués, mais bien dans la simplicité de son utilisation.
Parle-nous un peu de ce partenariat. Comment la rencontre avec Opinel s'est-elle faite ?
J'ai grandi avec un Opinel dans ma poche ! Que ce soit pour construire des cabanes en forêt ou lors des balades en montagne de mon enfance, mon Opinel était un outil indispensable, presque un symbole de découverte. Depuis, j'en ai toujours un dans mon sac.
Le partenariat avec Opinel s'est construit tout naturellement, porté par cette authenticité alpine et l'envie commune de partager notre héritage montagnard. Il y a quelques années, j'ai rencontré les équipes US et FR. Tous passionnés de montagne, le courant est passé immédiatement, et petit à petit, l'idée d'un partenariat a fait son chemin.
En montagne, on parle souvent du matériel technique. Pourtant, un objet simple comme un couteau garde sa place dans le sac. Pourquoi ?
Un couteau en montagne, c'est un outil indispensable, que ce soit pour une simple balade ou une sortie en ski-alpinisme. Il y a toujours un bout de corde à couper, quelque chose à rafistoler, une vis à resserrer, ou tout simplement un casse-croûte à préparer. Mais plutôt qu'un multi-outil lourd et encombrant, un couteau léger avec quelques fonctions clés est parfait quand on part en randonnée.
J'ai grandi avec un Opinel dans ma poche ! Que ce soit pour construire des cabanes en forêt ou lors des balades en montagne de mon enfance
Tu as toujours un couteau sur toi ? Il t'a déjà sorti d'une situation inattendue ?
Ah, oui ! Une fois, j'allais skier avec mon fils et la fermeture éclair de sa doudoune s'est cassée. On a réussi à la réparer en faisant levier avec la lame !
Mais en général, ça m'aide surtout pour des préparations techniques de matériel — sur des sauts de BASE jump très bas (en static line autour de 50 mètres, je dois souvent couper des bout de breakcord du parachute), réparer un ski en montagne, ou ajuster une fixation.
Opinel fait partie du patrimoine français. Est-ce une marque qui faisait déjà partie de ton univers avant ce partenariat ?
Ayant grandi en Haute-Savoie, mon Opinel était toujours dans ma poche dès l'âge de 7 ou 8 ans, et je ne m'en suis jamais séparé depuis.
Quand je suis parti faire mes études aux États-Unis, et que j'y suis resté vivre, il est devenu un rappel sentimental de la maison et de mes montagnes. Une sorte de porte-bonheur culturel.
Il est devenu un rappel sentimental de la maison et de mes montagnes. Une sorte de porte-bonheur culturel.
Après toutes ces années en montagne, quels sont les objets dont tu ne pourrais plus te passer aujourd'hui ?
Il faut toujours prendre l'équipement nécessaire quand on part faire une course. Mais, en plus du matériel classique, je prends toujours du duct tape, des straps de ski pour attacher ou réparer du matériel, et évidemment un couteau pour resserrer ou couper quelque chose.
Quand on a fait le Mont Blanc avec ma femme, son bâton s'est cassé, et on a pu le remettre en état de fonctionnement grâce à ça.
C'est aussi une bonne idée de prendre un bout de fil de fer pour réparer des crampons ou une boucle de chaussure si besoin.
Si tu pouvais imaginer ton Opinel idéal, à quoi ressemblerait-il ?
La nouvelle gamme sport d'Opinel répond déjà à beaucoup de mes besoins, surtout avec le Neo7 Alpine. J'ai eu la chance de pouvoir partager quelques idées pendant le développement.
Pourquoi pas ajouter un crochet à Abalakov, et un insert dans le manche pour serrer les vis moletées de mes GoPro ?
Le souci, c'est de garder le couteau le plus léger possible bien évidemment, et les produits sport actuels sont déjà tellement fiables et pratiques ! Il y a souvent plus de valeur dans la simplicité.
Il y a souvent plus de valeur dans la simplicité.
Dans une journée de ski-base, à quel moment un objet simple devient-il aussi important que le matériel de sécurité ? »
Un de mes mottos est que « le succès est dans la vision, la survie est dans les détails ».
Plus il y a de détails, plus le risque augmente. La sécurité passe essentiellement par la simplicité.
Donc si un simple objet peut aider à accomplir une multitude de fonctions, on augmente nos chances de réussite en minimisant les erreurs potentielles.
Pour retrouver le couteau de Matthias Giraud, rendez-vous sur :