Publié le 20 septembre 2021
Le High Five fête ses 10 ans !
Crédit photo : © High Five

Le High Five fête ses 10 ans !

5 questions à 5 athlètes pour 10 bougies

Cinéma, Festival
Crédit photo : © High Five

Dix ans déjà ! Dix ans que chaque automne le High Festival nous plonge avec délice dans l'hiver.

Dix ans qu'Annecy se pare chaque des couleurs flamboyantes du festival. Dix ans que tous les amateurs de ski et de montagne se retrouvent le temps d'un week-end pour partager leur passion. Au fil des années, le festival s'est imposé sur la scène internationale du freeski jusqu'à devenir l'avant-première de la saison ! Dix ans après la première édition, le High Five festival n'en finit pas de nous surprendre, que ce soit dans les salles obscures pour les premières mondiales, sur la pelouse du Pâquier pour un Big Air géant , un one-man-show à l'Impérial Palace ou un combat de Sumo au Roster !

Au milieu de cette grande agitation, quelques figures emblématiques du festival réapparaissent chaque année pour le plus grand bonheur de tous. Comment ne pas penser à Rancho et au duo Bon Appétit ? À Cannes, on attend le dernier Tarantino, au High Five, on attend le moustachu et Bon Ap ! Les séances sont prises d'assaut, les places se revendent à la sauvette sur le parvis du cinéma, les fans s'agglutinent pour un autographe... Même si leurs aventures sur la toile s'arrêtent, les héros ne meurent jamais ! Les personnages sont éternels ! Et il y a aussi les champions ; Marion Haerty qui revient chaque année en Championne du Monde, Kevin Rolland, fidèle au poste pour représenter le half-pipe français ou encore Coline Ballet-Baz à l'affiche de nombreuses productions. Ils ont grandi et fait leur carrière avec le festival, ils nous racontent leurs High Five en 5 questions.

 

Si tu devais définir le High Five ?

CBB : C'est le rassemblement des amoureux de freeski et de snowboard dans l'Europe voir dans le monde ! C'est le rassemblement des passionnés, des professionnels et autour de tout ce qui se créé en terme de contenu vidéo. C'est aussi l'occasion de revoir tous les potes que l'on ne croise pas forcément dans l'année. C'est trois jours de fête et de rencontres, trois jours de bonne humeur autour des films de ski ! 

MH : Pour moi le High Five, c'est avant tout un moment de partage, une réunion de famille du milieu de la glisse. C'est le coup d'envoi de la saison, à chaque fois que je ressors de ce festival, j'ai la motivation qui monte en flèche pour réaliser des projets lors de l'hiver. 

KR : Le High Five, ça a pris la place du rendez-vous d'avant-saison. On a tous passé le printemps et l'été chacun de notre côté et là, on retrouve toute l'industrie du ski et tous les gens qui nous suivent aussi. On peut voir en vrai toutes les personnes qui nous suivent sur les réseaux ! C'est le moment où l'on peut partager avec un public qui, en règle générale nous suit derrière les écrans. 

EG : C'est l'apéro de début de saison ! D'habitude, on fait une fête pour terminer la saison et bien là, on fait une fête pour annoncer l'hiver ! 

FM : C’est le premier événement ski de la saison ! Après un été à avoir bossé à droite, à gauche, on se retrouve enfin pour lancer l’hiver et les nouveaux projets qui peuvent en découler.

En résumé, c’est : Hey, t’es prêt pour rempiler pour un hiver ? Tout ça en se serrant la pince autour d’une bière.

Ton premier souvenir au High Five ? 

CBB : Mon premier souvenir, c'est quand j'y allais en tant que spectatrice. J'étais émerveillée par tous les films de ski, je passais pas mal de temps dans les salles de cinéma (et un peu aussi en soirées…), je me souviens de cette re-motivation que ça pouvait me donner pour la saison et ce grand coup d'inspiration de voir toutes ces belles images… Ce sont des souvenirs forts ! 

MH : Mon premier souvenir au High Five, je me rappelle d'avoir bossé sur un stand d’électronique à l'époque pour contribuer à financer mon hiver. C'est là aussi que j'avais rencontré Julie Arbeit, de Like This qui m'avait ensuite fait rentrer en master dans l'école de l'Ipac sur Annecy.

KR : Mon premier High Five, c'était la première édition qui s'appelait encore IF3. C'était assez fou, j'étais avec Xavier Bertoni pour FollowUs.tv, on organisait des soirées à l'époque où tous les gens qui nous suivaient toute l'année sur le vidéo blog se retrouvaient avec nous à faire la fête ! C'était assez unique, surtout quand tu as 21 ans, c'est des souvenirs qui resteront... 

EG : C'est une sensation… Avant, on avait un rassemblement de débuts de saison qui était le Mondial du ski, on était sur la neige et on faisait du ski. Et le premier souvenir du High Five, c'est vraiment ce sentiment d'avoir la neige qui se rapprochait des villes. J'ai trouvé ça plutôt très sympa ! 

FM : Les bouchons sur la route autour du lac pour arriver au Pathé en retard parce que il n'y avait pas de place pour se garer…

Ton meilleur moment ? 

CBB : C'est quand on a diffusé mon premier projet solo de street, Playground, en 2016 si je ne dis pas de bêtise. C'était mon premier projet abouti, et j'en étais assez fière. Voir son projet sur grand écran dans une salle de cinéma pleine  à craquer, c'est assez fort !

MH : Mon meilleur moment, ça restera sans doute les tonnerres d’applaudissements à la fin de la présentation de In Situ, c'est toujours touchant de voir que le public apprécie l'énorme travail que tu as fourni pour réaliser quelques minutes de film.

KR : Le cœur du High Five, c'est quand même les films, et c'est vrai que cette dimension artistique est importante pour moi. Se donner corps et âme dans un film que ce soit du côté technique en ski ou sur le côté production et réalisation, c'est enrichissant. Une fois que tout est monté et que ce projet, qui nous a demandé beaucoup d'énergie voit le jour, pouvoir le faire découvrir aux fans, c'est quelque chose de très particulier. On ressent une satisfaction et des sensations indescriptibles. Je me rappelle avoir présenté les deux Fast Forward et Oh my Ghost, c'était super intense ! 

EG : Oui ! Quand on a pris la parole au Before, et qu'on a fait une chanson surprise en karaoké pour Dylan Florit. Toute la salle a chanté ! C'était le thème « les copains d'abord », du coup, on a investi la salle pour notre copain ! Personne n'était au courant. C'était fou.

FM : Le standing ovation quand on a annoncé la fin de Bon App' sur scène était un chouette moment. Après toute l’énergie qu’on avait mise dans la série durant toutes ces années et le courage qu’il avait fallu pour la stopper alors qu’on aurait pu continuer en mode automatique encore quelques années, c’était cool d’avoir en direct le remerciement du public en vrai et pas derrière un écran ! 

Crédit photo : © High Five / Pierre Morel

Le film qui t'a le plus marqué ? Pourquoi ? 

CBB : C'est vraiment dur à dire, il y en a beaucoup… Dans chaque film, il y a quelque chose qui te marque, que ce soit une musique, un moment ou une figure en particulier donc vraiment, je pourrais citer une tonne de moments qui m'ont marquée. Après, je me souviens particulièrement de la séance de The Bunch, le film Elnour, j'avais vraiment beaucoup aimé les musiques et l'ambiance dans le cinéma. C'était un coup de cœur, peut-être plus artistique d'ailleurs qu'au niveau du ski, même si leur ski était aussi exceptionnel ! 

MH : Le film qui m'a le plus marqué est Zabardast.C'était beau de voir des hommes mettre à nu leurs émotions en montagne, ça casse l'image du montagnard insensible.

KR : Bonne question ! J'en ai vu beaucoup. Difficile d'en choisir un ! Je suis un grand fan de Tanner Hall, chaque année, il ramène un film alors qu'il a bientôt 40 balais, mais il ride toujours comme un jeune de 20 ans ! Alors sortir toujours des films de ce niveau, je trouve ça beau d'être passionné à ce point-là !

EG : Malheureusement, je n'en ai pas vu autant que j'aurais aimé. Mais je crois pouvoir dire que c'était On est pas bien là ? avec Vivian Bruchez et Kilian Jornet. En fait, je me suis rendu compte que l'on pouvait faire un film extraordinaire avec trois copains, deux GoPro et une caméra ! On est pas à Hollywood ! Les petits projets simples et en toute amitié, ça marche aussi bien que les énormes productions, voire mieux selon pour moi. C'est ce décalage que j'ai aimé. 

FM : Je ne vais pas vous cacher que des films durant tous les High Five, j’en ai pas vus beaucoup… Et à vrai dire, je ne regarde plus beaucoup de film de ski... J’ai trop peur que ça influence trop ma façon de faire des vidéos. J’adorais regarder les films de ski freestyle à l'époque mais, aujourd’hui, la direction qu’a pris la discipline ne m’intéresse plus autant. Mais, si je devais en retenir qu’un, ça serait surement la diffusion de la biographie McConkey de MSP. Beaucoup d’émotions dans la salle pour un super documentaire sur un des skieurs qui a le plus influencé la scène freeski. 

Crédit photo : © High Five

Le moment le plus improbable ? 

CBB : Si je réfléchis à toutes ces années, je dirais quand même le Sosh Big Air sur le Pâquier ! J'avais pu y participer, l'ambiance était incroyable, c'était complètement dingue de sauter à Annecy en septembre devant la foule du Pâquier sur ce big air au bord du lac ! C'était complètement improbable ! 

MH : Le moment le plus improbable… La rencontre avec ma moitié ! (Qui était d'ailleurs préparée d'avance à vrai dire, mais chut !) 

KR : Encore une fois, quand on organisait les soirées avec Xavier Bertoni. On avait organisé une soirée T-Shirts mouillés avec douches sur scène. Il n'y a pas grand chose à dire de plus, je vous laisse imaginer ! C'était les grandes années ! Maintenant, on a des femmes et des enfants, à l'époque c'était nous les enfants ! 

EG : Les frères Gachet ; Thibaut, le cadreur-monteur de Rancho et Thomas le dessinateur ainsi que Trompette, notre trompettiste comme vous aurez deviné, ils sont partis avec tout notre stock de stickers Rancho que l'on devait distribuer aux enfants. Ils sont partis avec en soirée.. Il doivent avoir une collection de 500 photos de stickers sur la poitrine des filles rencontrées… Voilà ! J'ai quand même beaucoup rigolé !

FM : Un bras de fer nu entre Victor Galuchot et Seb Michaud lors d'une soirée au Roster…

Crédit photo : © High Five

Le mot du Boss !

Crédit photo : © High Five

Derrière tous ces moments de liesse et ces souvenirs, il y a un homme : Gaylord Pedretti. Il y a 10 ans, ce passionné de la culture freeski s'est lancé le défi de rassembler toute la communauté pour partager, ensemble, le temps d'un week-end, cet amour de la montagne et offrir une nouvelle scène aux imaginations les plus folles. Il nous donne sa définition du High Five et nous livre les plus belles anecdotes des dix années du festival.

Ma définition du High Five : c’est le festival dont j’ai toujours rêvé plus jeune. Vraiment. J’ai été biberonné aux vidéos de ski et de snow, donc mettre le ski au rang du 7ème art, c’est tellement mérité pour les producteurs et tous les riders. On montre le ski comme un univers lifestyle et une culture au delà d'une simple pratique sportive. Je dirai donc que c’est un festival alternatif qui met en avant plusieurs courants alternatifs. Enfin, le High Five, c’est l’événement qui ruine tous mes étés car je dois m’enfermer pour l’organiser, mais ça m’aide à rallonger l’hiver, ma saison préférée !

En 10 ans, des moments improbables, j’en cumule un paquet.  En voici quelques-uns qui illustrent bien ce qu'est pour moi le High Five.

• En 2014, la séance de dédicaces de Candide Thovex a duré 2h ! Il n'osait pas dire non, on a du arrêter la séance pour lui éviter une tendinite au poignet ! Côté cinéma, la séance de One Of Those Days 2 était tellement pleine que ses parents n’avaient pas de place pour s’assoir !

• En 2016, une étudiante qui avait un appartement place des Romains m’a laissé un message pour me proposer de me laisser les clés de son appartement, qui avait clairement la meilleure vue sur le Big Air en échange de places de cinéma ! On a fait de son appartement la salle de presse. Un soir, elle a fait des pâtes au journaliste du Parisien qui suivait la compétition depuis chez elle. C’était improbable.

• En 2017, pour le Big Air, un soir, 2 personnes appellent au bureau. Il est 20h. Je leur réponds. Ils veulent 2 places pour le Big Air. Je leur dis que c’est gratuit mais, qu’il faut s’inscrire en ligne pour pouvoir entrer sur le Pâquier. Ils me disent alors qu’ils n'ont pas Internet et ne savent même pas ce qu’est Internet ! La dame me dit : « on a plus de 80 ans, vous savez… » Du coup, j’ai imprimé leurs places au bureau et je suis passé chez eux une heure après pour leur donner les places en main propre ! Le jour J, je les ai croisés au milieu de 40 000 personnes et ils avaient le sourire de gamins de 8 ans. 

• Toujours en 2017, une dame m’arrête dans la rue, en me demandant si on peut attendre qu’elle aille manger sa soupe avant de lancer les finales du Big Air.

Cet événement, je l'ai toujours voulu bon enfant

• Encore cette même année du Big Air, j’ai fait crier à la foule « Annecy est magique » et 40 000 personnes ont repris en coeur, « Annecy est magique » ! Et un soir… Alors que j'étais au concert de Romeo Elvis au Brise Glace, une bande de jeunes lance en coeur « Annecy en magique » en me faisant un clin d’oeil. 

• Une année, une femme s’approche de la billetterie, prend une place de cinéma pour une séance. Elle avait plus de 75 ans. On a cru qu’elle s’était perdue ou trompée avec les guichets du cinéma. Du coup, on lui demande… Et non pas du tout !  Si bien qu’elle a eu le droit à une standing ovation ! Depuis ce jour, cette dame revient chaque année au festival sous les applaudissements. Cet événement, je l’ai toujours voulu bon enfant, cette histoire illustre à merveille cette envie. 

• Une année au cinéma, un mec s’est mis à poil pour gagner une paire de gants ! Le speaker avait juste dit « je fais gagner les gants à celui qui met le plus d'ambiance dans la salle ». 

• Un soir, un couple au Pop Plage m'a offert une bouteille de champagne car ils se sont rencontrés à l'IF3 en 2011 à Annecy et allaient se marier au printemps…

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