Publié le 15 septembre 2018
LA CHAUSSETTE DE FRANCE

LA CHAUSSETTE DE FRANCE

TRICOTER UNE BELLE HISTOIRE
MATOS
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Produit, Savoir-faire

« Il n’est pas bon d’avoir trop longtemps le moral dans les chaussettes, ne serait-ce que pour les odeurs ! » Difficile de contredire cette vérité, sauf si on porte des bas tricotés par La Chaussette de France.

Créée il y a six ans, elle a signé une belle réussite entrepreneuriale dans un marché très conventionnel, grâce à la valorisation d’un savoir-faire, à son innovation et à sa créativité aussi enjouée que contagieuse.

UNE HISTOIRE :
« La vie est une histoire de rencontres »

La première rencontre, c’est celle de Benoit Seguin avec un ami de son père.  À Troyes. Au PMU. Celui-ci, éreinté par une industrie du textile qui souffre chaque jour un peu plus de la concurrence chinoise, cherche un repreneur pour Tismail, son usine. Ce repreneur est alors assis juste en face de lui : c’est Benoit, avide de nouveaux défis et d’une aventure entrepreneuriale. La seconde rencontre, c’est celle de Benoit avec Gérald Viossat. Ce dernier raconte : « Benoit souhaitait se différencier. Il refusait l’idée que la marque qu’il s’apprêtait à créer réponde au schéma classique : acheter en Chine pour revendre plus cher en France. Il s’est alors mis en quête d’un directeur artistique pour l’accompagner dans ce projet. Cela faisait 20 ans que je dessinais des produits à destination des sports outdoor, des skis aux planches de surf en passant par les skateboards. J’avais assez peu d’expérience dans la chaussette mais je trouvais le challenge cool et le défi excitant. » Septembre 2012. Le binôme est créé. Et depuis, il débute toujours ses réunions de travail dans le même PMU. Autour d’un café.

UN PRINCIPE : « 80% de produit, 20% de marketing »

De fil en aiguille, ils tissent une histoire. Une histoire de chaussettes dont le fil conducteur est : « avec l’arrivée des produits manufacturés asiatiques, nous étions entrés dans l’ère du grand-n’importe-quoi. Les produits n’avaient quasiment plus de valeur intrinsèque. C’est-à-dire que la valeur-ajoutée devenait indécelable. Le coût de production représentait 20% du budget total alors que les 80% restants étaient investis dans des campagnes de communication pour vendre du rêve… » Benoit et Gérald décident de renverser ce paradigme marketing en consacrant « 80% au produit et 20% au marketing ». D’ailleurs le nom donné à l’odyssée répond à ce principe de parcimonie : « On voulait de l’extrême simplicité, zéro bullshit et ainsi s’est imposée La Chaussette de France ! » Ils entament alors un travail de revalorisation d’un article qui a souvent été déconsidéré car « moins vendeur, moins sexy, moins visible et disposant donc d’une marge d’amélioration moindre». Le processus est long, mais « la volonté d’apporter une valeur ajoutée technologique et une plus-value qualitative à la chaussette est réelle ».

UN PRODUIT :
La chaussette, équipement universel du sportif

Il est parfois de bon ton de rappeler les évidences, ces faits qui coulent tellement de source qu’ils en deviennent parfois transparents : « La chaussette est la première interface entre le sportif et sa pratique ». C’est un point de contact avec le terrain de jeu. Son importance est cruciale. « On a débuté avec les chaussettes de ski, très complexes car sujettes aux plis, aux points de compression, aux frottements… Nous avons développé un modèle plus proche du pied, plus fin, quasiment sans couture, avec des chevrons plus ergonomiques qui suivent les courbes du pied et un design voulu original. » Pour chaque activité sportive, du trail au skate en passant par l’alpinisme, le procédé est le même : identifier les singularités de la pratique et développer un produit en adéquation avec ces spécificités. Même si la marque préfère communiquer sur une image décalée, l’innovation technologique demeure au cœur du projet. Ses avantages concurrentiels ? « Notre tricotage en jauge 18, inégalé sur le marché, qui nous permet d’avoir une maille très fine ; le principe de micro-bouclettes ; la structure en nids d’abeille alvéolés et la confiance accordée aux matières nobles et naturelles que sont la laine, la soie et le cachemire, qui n’ont absolument rien à envier aux matières synthétiques. »

UN SAVOIR-FAIRE :
Les petites mains et les règles de l’art
 

Pour revendiquer une telle qualité, Gérald l’affirme, « il faut aligner le discours avec les actes ». C’est la raison pour laquelle l’ensemble des produits de la marque est intégralement fabriqué « par de petites mains, dans les règles de l’art », en France, dans le berceau historique de la bonneterie hexagonale, Troyes. Cette centralisation et cette proximité géographique entre les unités de conception, production et décision offrent « un véritable confort de travail et une efficacité redoutable : nous maîtrisons notre chaussette de A à Z. » Le savoir-faire français ouvre des perspectives alléchantes à l’export, où l’artisanat tricolore est très apprécié. Aujourd’hui, présente dans une dizaine de pays, la marque a pour « objectif ultime de vendre aux chinois des chaussettes fabriquées en France ». Une chaussette pour mettre un coup de pied au destin.

UN SOCLE DE VALEURS : le juste prix

Mais le Made in France n’est pas seulement motivé par l’efficience et le savoir-faire. C’est un plaidoyer pour des « valeurs déontologiques, sociales et écologiques » chères aux dirigeants. « Si chacun ne joue pas son rôle de colibri dans le contrôle du capitalisme galopant, personne ne le fera. J’ai visité des usines en Chine, c’est à la limite du respect des Droits de l’Homme. Ici, nous défendons 48 emplois et avons refusé des propositions de croissance car nous préférons capitaliser sur des personnes et un savoir-faire séculaire plutôt que sur des actifs financiers. » Enfin, comme cette chaussette gauche, qui ne serait rien sans son inséparable acolyte de droite, le Made in France va de paire avec un autre principe, celui du juste-prix. « C’est la valeur du produit et non sa valeur spéculative. Nous, aujourd’hui, nous pouvons regarder notre consommateur dans les yeux et lui affirmer que ce que nous lui vendons, vaut ce prix-là. Nous n’allons pas lui affirmer que notre chaussette va lui permettre de gagner l’UTMB, mais nous allons lui promettre qu’elle a été faite avec amour et que lorsqu’il les aura enfilées, il se sentira bien pour courir… ».

CARACTéristiques : 100% des fils proviennent de l’union européenne, 10 000 paires de chaussettes produites chaque jour, un atelier de production qui fonctionne 24h/24 et 7j/7, 100% de la production dans l’atelier français.

les Chaussettes
s’adaptent à toutes les situations et à tous les sports.

www.la-chaussette-de-france.fr ou en magasins dans une centaine de points de vente en Savoie & Haute Savoie.

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