« Ouvrir une voie, ça veut dire qu’il faut faire des choix et parfois ça paye, parfois ça paye pas. Ça demande beaucoup d’intuition et de travail en amont », explique Hugo Veruzzo. Sous un beau soleil de printemps, trois des quatre alpinistes de Jurassique Pâques ont accepté de répondre à nos questions.
Pendant quatre jours et 1100 mètres d’ascension, le groupe d’amis a tracé un « itinéraire assez esthétique » selon Arthur. Malgré leurs galères et les imprévus, ils en tirent surtout une leçon de vie. À travers l’échange, un mot résonne : amitié.
« Je vais être ultra reconnaissant des copains, parce que tout seul je n’y serais pas allé », avoue Kilian. Dans des conditions aussi inconfortables et extrêmes, c’est rare que l’amitié fasse face au-devant de la scène. Souvent accordée à la vie quotidienne, elle est l’oubliée des terrains sportifs. Or, derrière chaque accomplissement sportif existe une amitié qui résiste à la pression de l’échec.
La sensation d’être connecté à une personne qui nous comprends est le sentiment que les alpinistes ont cherché après leur ascension. Quand ils posent le pied à terre, c’est un autre copain alpiniste qui vient les récupérer du côté italien. « Il savait exactement ce qu’on ressentait, il nous posait les bonnes questions », souligne Kilian. Le jeune homme dira que son ami l’a « aidé » à terminer son ascension, même si ce dernier n’a pas gravi la montagne avec eux.
« Je vais être ultra reconnaissant des copains, parce que tout seul je n’y serais pas allé »
Entre amitié et respect de la montagne, retrouvez l’interview complète de cette ascension folle de quatre passionnés de montagne sur MK Sport.