Après une première étape de la saison très disputée, l’élite du ski freeride se retrouvent aujourd’hui pour une étape incontournable du Tour : Val Thorens, la plus haute station d’Europe. Mais cette année, une face inédite attend le grattin du free-ski mondial. L’un de nos journalistes se trouve déjà en haut du Tour, il est unanime : les athlètes trépignent d’impatience à l’idée de s’affronter !
Une nouvelle face inédite sur le Freeride World Tour
Immaculée de toutes spatules, la Pointe de Thorens (située à l’extrémité est du domaine et culminant à 3 200 mètres) saura faire ressortir toute la créativité des meilleurs skieurs et snowboarders du globe. Ce nouveau site de compétition, issue d’un ancien glacier et exposée plein nord, offrira une grande variété de lignes. La partie supérieure, typée big mountain, présente des inclinaisons idéales pour des engagements techniques, tandis que la partie inférieure s’ouvre sur un terrain plus freestyle, propice aux tricks aériens. Un défi inédit certes, mais qui garantit une égalité totale entre rookies et riders expérimentés, mettant en lumière le style, la technique et la capacité d’adaptation de chacun.
Conditions météorologiques et ambiance actuelle
Ce matin au sommet, il vient de neiger, la visibilité est bonne et le froid demeure l’unique maitre des lieux avec une température oscillant entre -5 et -10 degré. La neige est légère mais idéale. Les riders s’affronteront sur deux départs distincts, offrant ainsi deux possibilités de ligne au sommet. De son côté, le vent est absent, toutes les conditions sont donc réunis pour des runs d’exception.
Après de nombreuses heures d’attente à repérer la face, les athlètes sont pour certains fatigués mentalement, mais le corps répond toujours présent et l’adrénaline ne saurait tarder à sa faire ressentir. Tous n’ont plus qu’une hâte : prendre le départ et montrer au monde leur art dans des conditions « on-ne-peut-plus » parfaites !
À tous les supporters chauvins, nous compterons aujourd’hui sur une forte présence française, avec entre autres Zoé Delzoppo, Astrid Cheylus, Oscar Mandin, Victor De LeRue ou encore Léo Slemett qui signera un retour très attendue sur cette mythique étape du Tour. Cinq riders originaires de Val Thorens sont également enregistrés au départ.
Programme du jour
Diffusion en direct à partir de 12h15 (CET)
Premier départ à 12h30 (CET)
Ordre de départ :
Snowboard Hommes
Snowboard Femmes
Ski Hommes
Ski Femmes
La compétition sera retransmise en direct sur www.freerideworldtour.com/live
Mis à jour : Résultats des finales
Snowboard
Du côté des hommes, c’est notre Frenchie Victor De Le Rue qui s’impose avec un run ultra technique sur des passages clefs de la face (90,67 pts). Il est suivie de près par l’Américain Shayne Blue Sandblom et du rookie français Enzo Nilo. César Barin referme de son côté cette belle armada française en se plaçant à la 4ème place !
Chez les féminines, c’est encore la France qui rayonne à l'internationale avec une première place décernée à la jeune Noémie Equy (84.00 pts). Elle est suivie de sa compatriote Anna Martinez et de l’Américaine Mia Jones (64, 67 pts).
Ski
Sur les spatules, c’est le Néo-Zélandais Benjamin James Richard qui a pris le lead pour la deuxième fois consécutive avec un magnifique hand drag 360 (92.00 pts). Il est suivie des deux Américains Joey Leonardo et Ross Tester.
Chez les dames, l’Argentine Agostina Vietti a su trouver le juste équilibre entre engagement et style avec un top score de 77,33 pts. La Suissesse Sybille Blanjean et l’Américaine Wynter Mcbride viennent quant à elle compléter l’estrade. Du cotés de nos Frenchies, Lou Barin termine à la 6ème place, s'en suit à la 7ème position notre rookie Zoé Delzpoppo, souffrante d’un épanchement musculaire. Astrid Cheylus est elle disqualifiée après un important crash sur la première barre rocheuse du site.
Ainsi, le Fis Freeride World Tour a encore su tenir promesse en nous délivrant un véritable spectacle chez nous, en Savoie. Cap maintenant sur la Géorgie, le 22 février prochain, pour la troisième étape d’un Tour qui s’annonce « on-ne-peut-plus » serré !
Texte de Candice Tupin