Nous nous retrouvons chez Atome, à Annecy. La pluie tombe sans discontinuer, un clin d’œil aux caprices météo qui rythment son quotidien. Charles arrive, large sourire aux lèvres, et la conversation s’engage aussitôt. Il aura fallu attendre son retour pour caler cette interview. En pleine Trilogie hivernale, la toute dernière en solo, l’alpiniste a finalement été contraint de faire une pause. Après Divine Providence, dans le massif du Mont-Blanc, puis la Voie Gamma à la Barre des Écrins, il ne lui reste plus que les Pyrénées pour boucler sa trilogie. Encore faut-il que la montagne lui accorde un créneau. Une attente frustrante, mais fidèle à ce qu’il recherche : se confronter, encore et toujours, à l’incertitude.
De sa passion pour l’écriture et la montagne à ses doutes les plus intimes, jusqu’à sa vision de l’amitié en cordée, sans oublier son amour pour La Sambuy, le Haut-Savoyard s’est confié à nous le temps d’un instant suspendu.
Le doute, c'est mon pus fidèle compagnon de cordée