L’idée de ce film naît le jour où nous rencontrons Zoé pour l’interviewer. À l’aube de ses débuts sur le Freeride World Tour, la skieuse de La Clusaz nous confie l’excitation immense qu’elle ressent à l’idée de prendre le départ de cette compétition dont elle rêve depuis toujours.
Les semaines passent, et ses débuts sont plus qu’idéaux. Une deuxième place à Baqueira Beret, en Espagne, lui donne un élan de confiance avant d’arriver à Val Thorens, l’une des étapes qu’elle attend le plus : celle où ses proches pourront venir la voir et la soutenir.
Pourtant, un léger couac vient troubler l’élan. Le genou de Zoé est fragilisé, et ce, bien avant l’étape espagnole. Le diagnostic est clair : un épanchement intra-articulaire qui l’empêche de skier intensément, au risque d’être immobilisée.
Zoé reste lucide. Elle connaît la fragilité de son genou mais ne se laisse pas envahir par le doute. Elle est bien préparée. En y allant progressivement, elle pourra prendre le départ… peut-être pas sans conséquences.
Les jours s’étirent. L’attente devient longue. La fatigue n’est plus vraiment physique, elle est mentale. Attendre, observer, se reposer, recommencer. Comme dans tout rêve, il y a des imprévus, des espoirs suspendus : c’est aussi cela qui le rend plus fort, plus précieux.
À travers les regards et les paroles de Vincent Michaud, son coach de toujours, de Marin, son grand frère, et d’Élodie, sa maman, se dessine le portrait d’une battante. Zoé ira aussi loin qu’il lui sera possible d’aller.
Je choisis d'y croire. De croire à mon rêve. Alors que rien n'est garanti, ma détermination elle, reste intacte.
